Analyseur d'email et SMS
Collez le texte d'un SMS, d'un email ou d'un message reçu sur une messagerie. L'analyse se fait dans votre navigateur : le message n'est pas envoyé à nos serveurs. Vous obtenez la liste des procédés de manipulation repérés et un indice de risque. Cet indice est une estimation, pas une preuve : c'est la liste qui compte.
Confidentialité : l'analyse est réalisée localement, dans votre navigateur. Ce que vous saisissez n'est pas transmis à nos serveurs.
Ce que l'analyse recherche dans le message
Un message frauduleux doit obtenir quelque chose de vous en peu de mots : un clic, un code, un virement, un rappel. Pour y parvenir, il emploie toujours les mêmes leviers. L'outil relit le texte à la recherche de ces leviers, un par un, et vous dit lesquels sont présents.
- L'urgence et la menace
- Un délai très court, un compte « suspendu », une amende, une clôture annoncée. La pression sert à vous empêcher de vérifier.
- La demande de données sensibles
- Mot de passe, code reçu par SMS, numéro de carte, code CVV ou CVC, IBAN. C'est l'un des signaux qui pèsent le plus lourd dans le calcul.
- La promesse
- Un gain, un cadeau, un remboursement inattendu. Le remboursement que vous n'avez pas demandé est l'un des appâts les plus courants.
- Les liens du message
- Un lien raccourci, une extension de domaine souvent utilisée par des campagnes frauduleuses, ou un nom de marque placé dans une adresse qui n'est pas celle de la marque. Seuls les liens écrits avec http:// ou https:// sont lus : une adresse collée sans ce préfixe (bit.ly/..., www...) n'est pas analysée. Dans ce cas, passez-la au vérificateur de lien.
- L'expéditeur incohérent
- Le message cite une marque que l'outil connaît, mais la première adresse email du texte collé est une messagerie grand public ou un domaine qui n'est pas celui de la marque. Ce contrôle a des limites : les noms qui sont aussi des mots courants (Orange, Free, CAF, CPF, Apple, UPS, Booking) ne sont pas pris en compte, un nom n'est reconnu que sous une seule graphie (« laposte » et non « La Poste », « impots » sans accent), et une adresse en laposte.net, icloud.com, live.com ou sfr.fr peut ne rien déclencher.
- Le faux proche
- « J'ai changé de numéro », « mon téléphone est cassé » : ces messages ne contiennent ni lien ni menace, et c'est ce qui les rend efficaces.
- Le numéro à rappeler et la demande d'argent
- Une invitation à rappeler un numéro fourni dans le message, ou une demande de virement, de coupon ou de carte cadeau, moyens de paiement difficiles à annuler.
Comment lire le résultat
Chaque procédé repéré ajoute des points à un indice de risque, et la liste des signaux s'affiche sous cet indice. C'est cette liste qui compte : elle vous montre par quel moyen le message essaie de vous faire agir.
Un message qui cumule une urgence, une demande de code et un lien vers une adresse qui imite une marque ne laisse guère de doute. Un seul signal isolé, en revanche, ne prouve rien : votre banque emploie aussi le mot « code », ne serait-ce que pour vous rappeler de ne jamais le communiquer, et un vrai transporteur vous écrit aussi « Cher client », sans vous nommer.
Ce que cet outil ne peut pas faire
L'analyse repose sur des mots et des formes reconnaissables. Elle a donc des angles morts qu'il vaut mieux connaître.
- Un message bien écrit peut passer
- Un texte sobre, sans lien et sans menace, qui vous demande simplement de rappeler ou de répondre, peut ne déclencher aucun signal. « Peu de signaux détectés » ne veut pas dire « message honnête ».
- Il n'ouvre pas les liens
- L'adresse est lue, pas visitée. Pour savoir où mène réellement un lien, utilisez le vérificateur de lien, qui l'ouvre à votre place.
- Il ne peut pas authentifier l'expéditeur
- Un nom d'expéditeur ou un numéro affiché peut être falsifié. Une adresse qui semble officielle ne prouve pas que le message vient de l'organisme, et une adresse inhabituelle ne prouve pas l'inverse.
- Il ne lit pas les pièces jointes
- Seul le nom d'un fichier au format à risque est repéré, s'il figure dans le texte collé.
La règle qui tient dans tous les cas
Ne passez jamais par le lien ni par le numéro fournis dans le message. Ouvrez vous-même le site ou l'application de l'organisme, ou appelez le numéro qui figure sur vos documents. Si le message disait vrai, vous retrouverez l'information dans votre espace personnel.
En France, un SMS suspect se transfère gratuitement au 33700, et un email indésirable se signale auprès de Signal Spam. Conservez le message tant que vous n'avez pas signalé.
Questions fréquentes sur l'analyse de message
- Mon message est-il envoyé quelque part quand je le colle ?
- Non. Le texte est analysé dans votre navigateur, par un programme chargé avec la page. Il n'est ni transmis à nos serveurs ni conservé.
- L'outil indique peu de signaux, puis-je faire confiance au message ?
- Non. L'absence de signal signifie seulement que le texte ne contient pas les procédés que l'outil sait reconnaître. Une arnaque au faux proche ou un message très sobre peut passer. En cas de doute, vérifiez par un canal que vous connaissez déjà.
- Pourquoi un vrai message de ma banque déclenche-t-il des signaux ?
- Parce que les organismes légitimes emploient parfois le même vocabulaire que les fraudeurs : code, identifiant, virement, remboursement, maintenant. C'est pour cela que le résultat reste une estimation fondée sur des indices, et non une preuve. La différence se fait sur ce qu'on vous demande : une banque ne réclame jamais un code ou un mot de passe par message.
- Que faire si j'ai déjà cliqué ou répondu ?
- Si vous avez saisi un mot de passe, changez-le tout de suite, ainsi que partout où vous l'utilisiez. Si vous avez communiqué des données bancaires ou validé une opération, appelez votre banque au numéro qui figure sur votre contrat, dans votre application bancaire ou sur son site officiel. Gardez le message : il servira au signalement et à une éventuelle plainte.
Liens partenaires : nous pouvons percevoir une commission, sans surcoût pour vous.
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